Refaire un appui de fenêtre : pente, rejingot et goutte d'eau
Refaire un appui de fenêtre : quelle pente donner, à quoi sert le rejingot, où creuser la goutte d'eau et comment raccorder au dormant et à l'enduit.

Refaire un appui de fenêtre, c'est restituer trois fonctions et une seule : évacuer l'eau loin du mur. Une pente qui envoie l'eau vers l'extérieur au lieu de la retenir. Un rejingot, la butée relevée à l'arrière contre laquelle la menuiserie vient se caler, qui empêche l'eau de repartir vers l'intérieur. Une goutte d'eau, la rainure creusée sous le nez, qui décroche le filet d'eau avant qu'il ne revienne lécher la façade. Si l'une des trois manque, la trace apparaît toujours au même endroit : une coulure grise sous la fenêtre, un enduit qui farine, de la mousse dans l'angle du tableau.
Selon l'état du support, quatre gestes sont possibles, et un seul est bon dans chaque cas : reprendre localement un appui béton éclaté avec un mortier de réparation ; recharger un appui trop plat pour lui redonner de la pente ; poser un appui rapporté — béton préfabriqué, pierre, bavette métallique — par-dessus l'existant ; ou déposer et refaire complètement. Le reste de cet article détaille les cotes, l'ordre des opérations et les raccords, notamment avec le dormant et avec l'enduit, qui font la différence entre un appui qui tient vingt ans et un appui qui recommence à couler au premier hiver.
Pente, rejingot, goutte d'eau : les trois fonctions à restituer
Un appui n'est pas une tablette décorative. C'est une pièce de collecte. Toute l'eau qui ruisselle sur le vitrage, sur le dormant, sur les traverses, finit par arriver là. Un appui bien fait la rassemble, la conduit vers l'avant et la lâche dans le vide. Un appui mal fait la stocke, la fait pénétrer par capillarité et la restitue au mur en dessous, goutte à goutte, pendant des années.
La pente : conduire l'eau, pas la retenir
La partie courante de l'appui doit descendre vers l'extérieur. On retient couramment une pente de l'ordre de dix pour cent, c'est-à-dire un centimètre de dénivelé pour dix centimètres de largeur d'appui. C'est beaucoup plus que ce qu'on imagine en regardant une façade : un appui correct est nettement incliné, on le voit à l'œil.
Pourquoi tant ? Parce qu'une pente faible fonctionne par temps calme et échoue par vent de face. La pluie battante ne tombe pas verticalement, elle est plaquée contre la façade. Sur un appui presque plat, l'eau stationne, remplit les microfissures, gèle et fait éclater la surface. Sur un appui à dix pour cent, elle part avant d'avoir le temps de s'installer.
Vérification simple, avant tout devis : un verre d'eau versé au ras du dormant. Il doit s'évacuer entièrement en quelques secondes, sans flaque résiduelle, sans partir en biais vers une oreille. Si l'eau stagne, ou si elle file latéralement vers le tableau, l'appui est à reprendre quel que soit son aspect.
Le rejingot : la butée qui bloque le retour d'eau
Le rejingot est la partie relevée à l'arrière de l'appui, sur toute la longueur, contre laquelle vient buter la menuiserie. Sa hauteur usuelle est de l'ordre de deux centimètres et demi au-dessus de la partie courante, pour une largeur de quelques centimètres.
Son rôle est mécanique et hydraulique. Mécanique, parce qu'il cale le dormant et l'empêche de glisser vers l'avant. Hydraulique, parce qu'il forme un seuil : l'eau qui arrive de la traverse basse butte contre lui et redescend sur la pente au lieu de cheminer sous le dormant. Sur une menuiserie moderne, la pièce d'appui du dormant vient coiffer ce rejingot avec une feuillure ; l'ensemble forme une chicane, et c'est cette chicane qui étanche, pas le mastic.
Un appui sans rejingot n'est pas une faute d'esthétique. C'est une entrée d'eau permanente sous la menuiserie, invisible depuis l'extérieur, qui se manifeste des années plus tard par un tableau humide et un enduit décollé en pied de baie.
La goutte d'eau : décrocher le filet sous le nez
Sous le nez de l'appui, à un centimètre ou un centimètre et demi du bord extérieur, doit courir une rainure : la goutte d'eau, ou larmier. Elle mesure de l'ordre du centimètre de large et cinq à huit millimètres de profondeur, et elle est continue sur toute la longueur du nez.
Le mécanisme est simple. L'eau qui quitte l'appui a tendance à contourner l'arête et à revenir vers le mur en suivant la sous-face — c'est la tension superficielle qui la colle au matériau. La rainure interrompt cette sous-face : arrivée à l'arête vive de la gorge, l'eau n'a plus de surface à suivre et tombe. Sans rainure, elle rentre jusqu'au mur et coule dessus.
C'est le détail le plus souvent oublié en rénovation, notamment quand un enduit a été passé sur le nez de l'appui et a comblé la gorge. Une goutte d'eau bouchée ne sert plus à rien. La dégager au grattoir ou à la disqueuse fine est parfois le geste le plus rentable de tout un ravalement.
Diagnostiquer l'appui existant avant de choisir la solution
Le choix entre reprise et remplacement ne se fait pas sur la photo, il se fait en sondant. Un appui se juge à quatre endroits : la surface, les rives, la sous-face et le raccord au dormant.
Les quatre états qu'on rencontre en rénovation
- L'appui béton fissuré ou éclaté. Éclats en rive, aciers apparents, faïençage en surface. Le plus fréquent sur le bâti d'après-guerre et sur les pavillons.
- L'appui plat sans rejet d'eau. Pente nulle ou presque, pas de rejingot, nez sans gorge. Typique des appuis coulés à la truelle sur chantier, ou des tablettes carrelées ajoutées après coup.
- L'appui en pierre usé. La pierre s'est creusée au fil du ruissellement, la pente s'est inversée par endroits, les joints ont été refaits au ciment et bloquent l'évaporation.
- L'appui correct mais mal raccordé. La pièce est bonne, le défaut est au joint : mastic mort entre dormant et rejingot, enduit qui recouvre les oreilles, gorge comblée.
Le sondage se fait au marteau, à coups secs. Un appui sain sonne plein. Un appui décollé ou carbonaté sonne creux : la zone creuse est plus large que l'éclat visible, il faut la délimiter à la craie avant de commencer, sinon on répare un trou et on en découvre un autre en cours de séchage. Ce réflexe de sondage est le même que sur le reste du mur, et il vaut la peine de le mener sur toute la façade en une fois, comme sur n'importe quel point singulier d'une façade.
Deuxième contrôle : la sous-face. On passe la main sous le nez, du tableau gauche au tableau droit. On doit sentir la gorge, continue, sèche, propre. Une gorge interrompue au milieu, ou pleine de mortier, explique à elle seule une coulure sous la fenêtre.
Troisième contrôle : les rives. L'appui doit dépasser latéralement le tableau. Si son extrémité s'arrête pile au nu du tableau, l'eau qui arrive en rive rentre directement dans l'angle de la baie, l'endroit le plus difficile à sécher d'une façade.
Reprendre un appui en béton fissuré
Un appui béton n'éclate presque jamais tout seul. Il éclate parce que ses armatures rouillent.
Le mécanisme de l'éclat, et pourquoi il faut traiter l'acier
Le béton protège l'acier par son alcalinité. Avec le temps, le dioxyde de carbone de l'air neutralise cette alcalinité en surface — c'est la carbonatation — et le front progresse vers l'intérieur. Quand il atteint l'armature, l'acier n'est plus passivé, il s'oxyde. La rouille occupe un volume plusieurs fois supérieur à celui du métal sain : elle pousse le béton de l'intérieur, qui se fend, puis se détache en plaque.
D'où la règle : reboucher un éclat sans traiter l'acier ne sert à rien. La rouille continue sous le rebouchage et refait sauter le morceau, souvent en moins de deux ans, avec en prime un décollement plus large qu'avant. La séquence correcte est toujours la même.
- Purger. Retirer tout le béton sonnant creux, jusqu'au béton sain, et dégager l'acier sur tout son pourtour, pas seulement sur la face visible. Il faut pouvoir passer une brosse derrière la barre.
- Nettoyer l'acier. Brossage métallique ou aiguille jusqu'au métal, sans laisser de rouille pulvérulente. Un acier trop entamé se complète par une barre neuve.
- Passiver. Application d'un produit de protection d'armature sur toute la barre dégagée, en respectant les temps de recouvrement du fabricant.
- Reconstituer. Mortier de réparation structurale appliqué en couches, dans les épaisseurs admises par le produit — un mortier de ce type a une épaisseur minimale et une épaisseur maximale par passe, et les deux comptent.
- Reprofiler. C'est là que se joue la durabilité : on ne rétablit pas seulement le volume, on rétablit la pente et la gorge.
Le reprofilage se fait à la règle, en tirant du haut du rejingot vers le nez, pour obtenir une pente régulière sans contre-pente. La gorge se retaille au moment où le mortier a la consistance du fromage frais, avec une baguette de section adaptée posée au coffrage, ou se recreuse ensuite à l'outil. Un appui reconstitué à plat, aussi propre soit-il, reste un appui défaillant.
Sur un appui traversé par une fissure fine mais franche, la question du mouvement se pose avant celle du produit : une fissure qui bouge se traite autrement qu'une fissure stabilisée, et la méthode est la même que pour le reste du mur, décrite dans l'article sur la réparation d'une fissure de façade.
Reprendre un appui plat, sans rejingot ni rejet d'eau
C'est le cas le plus courant en maison individuelle, et le plus mal traité. L'appui est sain mécaniquement, mais il ne rejette rien. Trois solutions, par ordre de robustesse croissante.
Le rechargement en mortier. On décape, on repique la surface pour créer de l'accroche, on applique un primaire d'accrochage adapté, puis on recharge en mortier pour créer la pente et, si la place le permet, un rejingot. C'est la solution la moins chère et la plus fragile : une surépaisseur de mortier collée sur un ancien appui lisse travaille différemment du support, et se décolle en rive au bout de quelques cycles gel-dégel. Elle ne se justifie que si l'épaisseur disponible sous la menuiserie est suffisante et si le support est franchement rugueux.
L'appui rapporté. Une pièce neuve — béton préfabriqué à pente et gorge intégrées, pierre reconstituée, pierre naturelle — posée au mortier sur l'existant arasé. Elle apporte d'un coup la pente, le nez et la goutte d'eau, avec un profil usiné et régulier. La contrainte est dimensionnelle : la pièce a une épaisseur, il faut que la hauteur sous dormant l'accepte, sinon la fenêtre ne ferme plus.
La bavette métallique. Un profilé aluminium ou zinc, plié sur mesure, glissé sous la pièce d'appui de la menuiserie et fixé, avec un relevé à l'arrière, des joues aux extrémités et un pli formant larmier à l'avant. C'est la solution la plus fiable sur un appui dégradé qu'on ne veut pas déposer, à condition que les joues latérales soient soudées ou pliées, jamais simplement mastiquées, et que le rejet passe au-delà du nu fini de l'enduit.
Quelle que soit l'option, la même erreur revient : traiter l'appui isolément alors que la menuiserie va être changée dans les deux ans. L'ordre des lots se décide avant, pas après, et cette question est traitée en détail dans l'article sur l'ordre entre fenêtres et ravalement.
Poser un appui neuf : les cotes de mise en œuvre
Quand l'appui est déposé et refait, les cotes se choisissent, elles ne se subissent pas. Voici celles qui reviennent sur un chantier courant, à ajuster selon la pièce et le mur.
Les cotes qui décident du résultat
- Pente de la partie courante : de l'ordre de dix pour cent, régulière du rejingot au nez, sans point bas ni contre-pente.
- Hauteur de rejingot : de l'ordre de deux centimètres et demi au-dessus de la partie courante, constante sur toute la longueur.
- Débord du nez : trois à cinq centimètres au-delà du nu fini de l'enduit — donc mesuré sur l'enduit terminé, pas sur le mur nu.
- Gorge : à un centimètre environ du bord, continue d'un bout à l'autre, jamais interrompue au droit des tableaux.
- Débord latéral : l'appui dépasse le tableau de chaque côté, avec des oreilles engravées dans la maçonnerie de quelques centimètres.
- Pose : sur bain de mortier plein, calé, sans vide sous la pièce.
Le débord latéral mérite un mot. Les oreilles ne sont pas un ornement : elles conduisent l'eau de rive au-delà du tableau et l'empêchent de descendre dans l'angle rentrant de la baie. Un appui coupé au nu du tableau reporte tout le ruissellement sur deux bandes verticales d'enduit, les deux qu'on retrouve noircies dix ans plus tard.
Le bain de mortier plein compte autant. Un appui posé sur trois plots repose sur des points durs, se fissure en flexion au premier effort, et surtout offre à l'eau un volume creux où elle stagne. On garnit toute l'assise, on cale, on serre, on ravale le joint.
Enfin, la pièce doit être posée d'un seul tenant chaque fois que c'est possible. Un appui en deux éléments crée un joint vertical au milieu de la partie la plus arrosée de la façade. Si le linéaire impose une coupe, elle se place hors axe de la baie, se réalise avec un joint étanche et se traite comme un point à surveiller.
Le raccord avec le dormant : la chicane, pas le mastic
Le point de contact entre le rejingot et la menuiserie est celui qui fuit le plus souvent, et celui qu'on répare le plus mal.
Le principe correct est un recouvrement. La pièce d'appui du dormant descend par-dessus le rejingot et le coiffe, avec un jeu. L'eau qui coule sur la traverse basse tombe donc en avant du rejingot, sur la pente, et repart. Le joint souple posé entre les deux n'est pas ce qui étanche : il ferme un interstice, il ne barre pas un flux. C'est une nuance décisive. Un mastic est un consommable, il vieillit, se rétracte, décolle ; s'il est le seul obstacle entre la pluie et l'intérieur, la fuite est programmée.
Quand ce joint se refait, la règle est celle de tous les joints souples de façade : support propre et sec, fond de joint compressible placé au fond de la gorge pour donner au mastic une section correcte et éviter qu'il n'adhère sur trois faces, mastic adapté aux matériaux en présence, lissé en une passe. Un cordon écrasé en surface sur un ancien cordon durci ne tient pas une saison.
Deux erreurs fréquentes à ce raccord. La première : le mastic appliqué en gros bourrelet qui vient combler le jeu entre le dormant et le rejingot, jusqu'à créer une contre-pente qui retient l'eau contre la menuiserie. La seconde : les trous de drainage de la pièce d'appui — quand la menuiserie en comporte — bouchés par ce même mastic, ou par de la poussière d'enduit. Ils doivent débouler librement en avant du rejingot, et se contrôlent à la fin du chantier en versant un peu d'eau dans la feuillure.
Le raccord avec l'enduit : où l'enduit s'arrête
Un appui refait proprement peut être ruiné par la finition. L'enduit ne monte pas sur l'appui, il vient mourir contre lui.
Sous l'appui, l'enduit s'arrête au nu, sans jamais recouvrir le nez ni combler la gorge. Si la gorge est comblée, tout le bénéfice du larmier disparaît, et la coulure revient exactement là où elle était. La protection de l'appui pendant la projection d'enduit — bâche, adhésif large, planche — coûte quelques minutes et évite un nettoyage impossible ensuite : un mortier de façade durci sur une pierre ou un béton lissé ne s'enlève plus sans marquer.
Sur les côtés, l'enduit vient buter sur les oreilles. Le raccord se traite comme un arrêt franc, avec un profilé d'arrêt ou un joint creux régulier selon le parti retenu ; les principes de pose de ces accessoires sont détaillés dans l'article consacré aux baguettes d'angle et profilés de finition. Ce qu'il faut éviter, c'est la langue d'enduit tirée à la truelle sur l'extrémité de l'appui pour rattraper un décalage : elle se fend au premier mouvement différentiel et forme une amorce d'infiltration au pire endroit.
Au-dessus, en tableau, l'enduit descend jusqu'à l'appui et s'arrête en laissant un jeu propre au droit du dormant. Le calfeutrement entre tableau et menuiserie est un autre point de finition, distinct de l'appui, mais qui se règle dans le même mouvement.
Un dernier point d'ordre : l'appui se reprend avant la finition de la façade, jamais après. Un appui refait sur un enduit neuf oblige à repiquer l'enduit fraîchement posé, à rejointoyer, à retoucher la teinte — et une retouche de teinte sur enduit se voit toujours, surtout sous une fenêtre, en pleine lumière rasante. La logique est générale : tous les organes de rejet d'eau d'une façade se règlent avant la peau du mur.
Ce que le devis doit dire, et comment obtenir un prix réel
Aucun montant honnête ne peut être annoncé sans avoir vu l'appui. Le prix d'une reprise d'appui ne dépend pas d'un tarif au mètre linéaire, mais de la combinaison de plusieurs postes, dont deux ou trois seulement se voient depuis la rue.
Les postes qui construisent le prix :
- L'accès. Un appui de rez-de-chaussée se reprend d'un échafaudage roulant ou d'un tréteau. Un appui d'étage impose l'échafaudage, et si le ravalement ne le prévoyait pas déjà, ce poste peut peser plus que la reprise elle-même.
- La nature de l'intervention. Reprise localisée, rechargement, appui rapporté, dépose et remplacement : quatre gestes, quatre temps de main-d'œuvre différents.
- La dépose. Sur un appui engravé dans les tableaux, la dépose entame la maçonnerie de part et d'autre. La reprise des tableaux est un poste à part entière, souvent oublié dans les devis rapides.
- La fourniture. Béton préfabriqué, pierre reconstituée, pierre naturelle ou profilé métallique sur mesure ne se comparent pas. La longueur du linéaire, l'épaisseur et la présence d'oreilles usinées font varier le prix de la pièce.
- Le traitement des armatures. Sur un appui béton, le nombre d'éclats à purger et le linéaire d'acier à passiver ne se connaissent qu'après purge : un devis sérieux les chiffre en prix unitaire, pas en forfait aveugle.
- La menuiserie. Si le dormant doit être libéré, protégé, voire déposé, cela se dit et se chiffre.
- Les finitions. Joint souple, arrêt d'enduit, reprise des tableaux, nettoyage.
Ce qui doit figurer noir sur blanc : le nombre d'appuis traités et leur linéaire, la solution retenue pour chacun, la valeur de pente prévue, la présence d'un rejingot et d'une goutte d'eau, le mode de traitement des armatures s'il y en a, et le type de joint au dormant. Une ligne « reprise d'appuis » sans autre précision ne permet ni de comparer, ni de réclamer.
Pour obtenir un chiffre réel : faire venir deux ou trois entreprises, leur montrer les mêmes appuis, leur demander de décrire la solution dans les mêmes termes, et comparer poste par poste plutôt que sur le total. La logique de comparaison est la même que sur l'ensemble d'un chantier, détaillée dans l'article sur ce qui fait varier le prix d'un ravalement.
Un devis qui ne dit pas comment l'eau quittera l'appui ne dit rien du travail. Pente, rejingot, goutte d'eau : les trois mots doivent y être, ou la question doit être posée.
Questions fréquentes
Quelle pente faut-il donner à un appui de fenêtre ?
L'usage retient une pente de l'ordre de dix pour cent vers l'extérieur, soit environ un centimètre de dénivelé pour dix centimètres de largeur. Ce qui compte autant que la valeur, c'est la régularité : la pente doit être continue du rejingot au nez, sans plat ni contre-pente. Le contrôle se fait au niveau posé perpendiculairement à la façade, en trois points au moins — les deux extrémités et le milieu — et par un simple essai d'eau.
Peut-on refaire un appui sans déposer la fenêtre ?
Oui dans la plupart des cas, et c'est même la situation courante. Une reprise localisée de béton, un rechargement de pente ou la pose d'une bavette métallique se font fenêtre en place, en protégeant le dormant. La dépose devient nécessaire quand l'appui est engravé sous la menuiserie et qu'il faut le retirer entier, ou quand la solution retenue ajoute une épaisseur qui viendrait empêcher la fermeture de l'ouvrant. C'est un point à faire trancher lors de la visite technique, pas au moment de commencer.
Un appui sans rejingot doit-il forcément être refait ?
Pas systématiquement, mais il doit être compensé. Certaines menuiseries anciennes sont posées sur un appui plat avec un dispositif de rejet propre à la fenêtre elle-même. Le vrai critère n'est pas la présence du rejingot, c'est le résultat : y a-t-il des traces d'humidité en pied de baie, à l'intérieur ou à l'extérieur ? Si oui, il manque une barrière quelque part, et un rejingot rapporté ou une bavette avec relevé arrière est la réponse. Si le tableau est sec depuis vingt ans, l'urgence est ailleurs.
Combien coûte la reprise d'un appui de fenêtre ?
Aucun prix ne peut être annoncé à l'aveugle, parce que le même appui, vu de la rue, peut demander une heure de reprise ou une demi-journée de dépose avec réfection des tableaux. Le montant se construit à partir de l'accès, de la nature de l'intervention, de la fourniture, du traitement éventuel des armatures et des finitions. La seule méthode fiable consiste à faire chiffrer les mêmes appuis par plusieurs entreprises, avec une description écrite de la solution retenue, et à comparer les lignes entre elles.
Faut-il reprendre les appuis avant ou après l'enduit ?
Avant, sans exception utile. Tous les organes qui rejettent l'eau — appuis, bandeaux, larmiers, descentes — se règlent avant la peau du mur, parce qu'ils conditionnent la géométrie sur laquelle l'enduit va s'arrêter, et parce qu'une intervention après finition oblige à repiquer et à retoucher une teinte fraîche. Une retouche localisée sous une fenêtre reste visible en lumière rasante, quelle que soit la qualité du raccord.